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Après un
vol de près de 12 heures, découverte de Pékin, capitale du pays le plus
peuplé du Monde :
1 milliard 300 millions d'habitants. Première surprise : des vélos oui,
quelques uns, mais surtout des autos, une circulation digne des heures
de pointe dans Paris. Une foule très européanisée dans sa tenue
vestimentaire (mais où sont passés les cols "Mao" ?)
Après une première journée de visite dans la cité
interdite où nous retrouvons en naturel les images du film "le dernier
empereur", la nuit avant le jour de la course se révélera très courte,
décalage horaire aidant.
Dimanche 17 octobre :
Rendez-vous place Tian an Men (place hautement symbolique du paysage
politique chinois), pour 8h 00. Un peu surpris par le manque de rigueur
dans la disposition des pelotons correspondant aux distances proposées :
5km, 10km, semi-marathon et marathon. Une joyeuse bousculade jugulée par
les cris gutturaux des commissaires de course et policiers ... |
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Les horaires
de départ furent modifiés dans la nuit précédent la course (d'ailleurs
nous étions prévenus, en Chine on peut tout faire, mais jamais au
moment prévu). Et dans le courant du séjour, ce fut toujours cela, le
centralisme oblige à toujours se référer au supérieur, et c'est
également toujours avec gentillesse et flegme que les guides le
communiquent.
La course débutait par un tour complet de la place Tian
an Men soit plusieurs kilomètres, pour prendre ensuite ces grandes
avenues qui n'ont rien à envier aux Champs Elysées, circuit plat et
heureusement température moins chaude que les jours précédents.
A l'arrivée : 240ème
au classement général sur 2450 en 1h 37min 54s.
Course ultra régulière et temps conforme à mon objectif (4min 38s au
km). L'arrivée était légèrement pagaille, surprenant, nous nous
attendions à plus de rigueur de la part d'un pays futur organisateur
des J.O. ; mais de toutes façons, à la vitesse avec laquelle les
Chinois acquièrent les nouvelles technologies, ils seront fin prêts en
2008.
Bien sûr, le
tourisme complétait cette journée sportive. Sous la conduite d'un
guide de très bon niveau, nous découvrîmes les fastes du palais d'été
et de divers temples dans la capitale, et bien sûr, la "grande
muraille", sommet incontournable d'un voyage en Chine ; pour notre
groupe de coureurs, au lieu de prendre le téléphérique, l'ascension de
près de 2000 marches nous permit
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Jean (photo d'archives).
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de
mériter cette ballade de quelques kilomètres sur une construction
millénaire qui eut jusqu'à 6000km de longueur.
Une nuit en train couchette (12heures => 1200km) nous
conduisit à Xian et ses 6000 soldats en terre cuite. Puis de nouveau
l'avion pour Shanghai et ses tours (un second New York). Chine, pays
de contraste, géographiquement, et surtout de niveau et modes de vie,
pléthores de marchandises occidentales dans les grands magasins des
grandes villes, et marchés typiques de la campagne profonde, où des
centaines de millions de Chinois mettront beaucoup de temps à
rattraper le niveau de vie des citadins, mais tous, toujours souriants
et accueillants.
Jean
POUSSINEAU |